LA JOIE DE L’ÊTRE : AU-DELA DES APPARENCES

Quand on parle de « joie », on imagine souvent un éclat de rire, une légèreté, une émotion positive qui illumine le visage. La joie est associée au sourire, à la fête, à l’enthousiasme. Pourtant, réduire la joie à cette seule image visible, c’est passer à côté de sa véritable essence.

Car la joie de l’Être ne se limite pas à un ressenti euphorique. Elle est bien plus vaste. Elle est ce mouvement intérieur qui reconnaît ce qui a du sens, ce qui a un intérêt profond pour notre évolution. Et cet intérêt, parfois, se cache derrière des passages qui, sur le moment, ne ressemblent pas à de la joie.

 

La joie qui ne ressemble pas à de la joie

Il y a des moments de vie qui sont inconfortables, lourds, parfois douloureux.
Un départ, une rupture, une perte, une confrontation…
De premier abord, rien de joyeux. Pourtant, ces expériences portent en elles une opportunité cachée : celle de revisiter une mémoire, de mettre en lumière un schéma, de transcender une limite intérieure.

Autrement dit : il y a une joie silencieuse qui se loge derrière l’inconfort.
Pas une joie qui éclate, mais une joie de l’âme, une joie de l’être.
La joie de savoir que ce passage a un intérêt, qu’il prépare une délivrance, qu’il ouvre vers une conscience plus vaste.

 

L’intérêt de l’Être

Ce que notre mental appelle « difficulté », notre Être l’appelle parfois intérêt.
Un intérêt à aller visiter cette zone, à ressentir pleinement cette densité, pour pouvoir s’en libérer et s’élever.

C’est une joie paradoxale, invisible au premier regard, mais qui se révèle après coup, quand nous comprenons que sans ce passage, nous ne serions pas la personne que nous devenons aujourd’hui.

 

Une perspective délivrante

La clé est là : changer notre regard.
Plutôt que de voir l’inconfort comme une erreur ou une punition, nous pouvons l’accueillir comme une étape féconde, un passage initiatique.

Alors, même dans les moments où le cœur se serre, il y a une certitude silencieuse qui demeure :
celle que la joie véritable, la joie de l’Être, est toujours présente.
Parfois éclatante, parfois cachée sous les voiles, mais toujours là, parce qu’elle est la trame même de notre évolution.